Pendant ce temps, dans la salle de bain...
Pourtant sans reflet, je m'admire longuement dans le miroir. Je n'ai pas oublié mon image. Je me sens, sous cette vitre insensible, vibrer comme autrefois.
J'y vois mes mimes, mes grimaces, mes simagrées que je m'amuse à réaliser. Je me contorsionne, ça me détend.
Je ne sais pas si j'ai tout mon esprit... J'entends des bruits.
Je saute à la fenêtre entre-ouverte, je me transforme en un chat noir puis, grimpé sur le cadre, je me faufile à l'extérieur. Avec agilité, je me déplace furtivement sur les rebords de pierre, sur les goutières, sur le toit.
J'aperçois un groupe de personnes, près de la fontaine.
Par un chemin qui m'est familier, je descends jusqu'au sol. Je sens l'herbe fraîche sous mes coussinets. Je me dirige vers ce groupe, aplati, sans bruit, me glissant à travers les herbes longues et les fleurs désséchées.
J'observe leurs actions. Je les suis subtilement.